Formation

« Le DPC, la FSM et les Conseils Nationaux Professionnels : Un nouveau paradigme »
Etant particulièrement impliqué dans le Développement Professionnel Continu pour vivre la 38° version des projets de décrets je vous fait part des avancées de la Fédération des Spécialités Médicales qui sera la structure dominante de la Commission Scientifique Indépendante du DPC.

Les principes de mise en œuvre sont basés sur un financement public et un contrôle de la qualité de l’offre avec une nouvelle structuration de la profession et une complémentarité dans l’EPP et FMC : le DPC.

Les raisons de la réforme sont des performances antérieures incertaines malgré les avancées indiscutables dans un dispositif complexe et fragile par rapport à la réglementation européenne. Il est rappelé les 14 ans d’échec de l’EPP – FMC qui on orienté la nouvelle structuration du dispositif vers la FSM et la CSI.

Les axes de la réforme :

  • Unifier le dispositif à l’ensemble des professionnels de santé avec un guichet national
  • Unifier l’obligation de DPC
  • Vérifier la qualité et l’efficience du dispositif par la profession et promouvoir les référentiels de bonnes pratiques
  • Faciliter l’évolution et le développement des exercices professionnels

Les principes du DPC restent ceux de la formation et de l’évaluation.
Le concept de science cognitive a donné des éléments de certitude et l’élaboration : l’ « evidence base medecine » : EBM.
Le concept de qualité intègre cette dimension théorique mais aussi une dimension économique.
Les critiques portent sur les recommandations scientifiques car l’expérience montre qu’elles sont mal appliquées dans la pratique.
La recherche clinique tente de coordonner la théorie « EBM » et son application dans : « la vraie vie ».par l ‘évaluation .
L’EPP est faite par des professionnels et doit être permanente et formative.
Les collèges de bonnes pratiques évoluent vers des conseils de spécialité et permettent une simplification du dispositif FMC – EPP vers le DPC.
La Commission scientifique indépendante repose sur la structuration de la profession et doit être une instance d’expertise.
L’unification des spécialités donnera un élan nouveau pour les recommandations et un interlocuteur représentatif pour le pouvoir.
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Les Conseils nationaux de spécialité doivent représenter l’Unité de base avec :

  • Une approche globale des objectifs clarifiés du DPC.
  • Une représentativité non contestable
  • Un lieu de dialogue de tous les intervenants de la spécialité

L’HAS assurera le support méthodologique et la production des rapports.
Il faut se doter d’organismes indépendants pour gérer les conflits d’intérêt.
Les grandes études donnent des arguments pour les recommandations, il faut avoir à l’esprit la possibilité de confusion d’intérêt entre industrie et formation avec une influence des experts liés à l’industrie sur les recommandations.
Les conflits d’intérêt ne sont pas uniquement liés aux industriels car il y a aussi des conflits d’école et de carrière.

Des méthodes pédagogiques diversifiées permettent d’améliorer les programmes et les pratiques à partir des données scientifiques. Elles sont actuellement mises en l’œuvre dans des groupes d’échanges de pratique, staffs protocolisés, congrès, presse médicale, et maintenant DPC.
Les demandes d’accréditation sont un vrai DPC.
Il faut construire des registres de pratique et des bases de données professionnelles.
Il est indispensable de dissocier prime et accréditation.

Le gouvernement assume sa préférence pour la FSM et l’HAS dans ce dispositif avec une obligation gérée par l’Ordre des Médecins.
Le financement est assumé par l’Etat et l’assurance maladie.
« Ceux qui décident des finances ne peuvent pas être destinataires ».
ILa FSM devra fédérer les différentes sociétés savantes et l’organisation professionnelle dans chaque spécialité.
La Ministre a annoncé la dotation de 1,5 millions d’euros pour la FSM dans le cadre de sa reconnaissance de l’utilité publique.
Il est demandé par la FSM de recenser au sein de chaque conseil des experts et d’engager une réflexion sur l’interdisciplinarité.

Nous devons être très attentifs au développement de la FSM et nous investir dans les conseils de spécialité pour assurer une accessibilité de nos confrères dans cette structure qui va conditionner le développement professionnel continu

Robert NICODEME